le premier ordinateur quantique lancé par Lockheed Martin?

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Vingt ans de recherches sur l’informatique quantique

 

Selon le New York Times (source rtflash 24/03/2013)

Lockheed Martin, qui s’est associé à la société canadienne D-Wave Systems il y a deux ans, serait sur le point de commercialiser le premier ordinateur quantique opérationnel.

Ray Johnson, directeur technique de Lockheed, a précisé:

… que son entreprise comptait utiliser ce type de machine pour concevoir et tester des systèmes aéronautiques et spatiaux complexes. Avec un ordinateur quantique, Lockheed pourrait par exemple prévoir instantanément comment le logiciel de gestion d’un réseau de satellites réagira à une éruption solaire ou à une explosion nucléaire. Une telle prévision serait aujourd’hui tout simplement impossible, car elle demanderait des semaines sinon des mois de calcul informatique (même source).

Cela fait plus de vingt ans que de grands centres de recherche s’intéressent aux ordinateurs quantiques. Les principes de ces calculateurs ont été établis dès le début des années 90 et les principaux algorithmes dédiés à ses principes,  l’algorithme de Grover découvert en 1996  et l’algorithme de Shor qui a été utilisé par IBM en 2001.
Mais le développement de ces techniques étaient freiné par des difficultés techniques majeures dont le phénomène de décohérence (perte des effets quantiques en passant à l’échelle macroscopique) (w) – qui apparaitraient donc en voie de résolution.

 

À quoi sont supposés servir les calculateurs quantiques ?

 

Bien que présentant des contraintes fortes d’exploitation, ces modes de calcul promettent une capacité inaccessible aux ordinateurs classiques dans tout ce qui touche aux approches de types combinatoires.

Il est ainsi permis d’imaginer des capacités d’exploration sans équivalent dans des domaines comme les écosystèmes.

Mais sur la base des algorithmes déjà existants, on peut surtout attendre des calculateurs quantiques des changements complets de paradigmes dans au moins deux domaines fondamentaux pour le futur de nos sociétés

• la cryptologie où, en théorie, n’importe quel code pourrait être cassé très rapidement, avec l’impact que l’on imagine sur tout ce qui touche à la protection des données les plus sensibles.
• la recherche quasi instantanée dans une base de données non classée, et tout ce qui en découlerait par exemple, dans le traitement des données personnelles (voir le futur de l’image)

 

pour quels futurs ?

 

Ces perspectives nous amèneraient donc à envisager un futur où plus rien ne pourrait protéger les données numériques les plus sensibles qu’elles soient militaires, économiques, technologiques, personnelles. Que se passerait-il alors?

 

 

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